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L'Apocalypse de Jean (Adventistes)
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Philippe Septième
 
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 L'Apocalypse de Jean (Adventistes)
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MessagePosté le: Ven Nov 04, 2005 6:59 am
MessageSujet du message: L'Apocalypse de Jean, suite 162 


Bonjour, je vous propose la suite 162,

AP 21:3
Et j'entendis du trône une forte voix qui disait: Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux.


Les diverses étapes de l'habitation de Dieu avec les hommes:

-Avant le péché Dieu parlait directement avec l'homme et le temple n'était pas nécessaire.

Gen 3:8-9 «Alors ils entendirent la voix de l'Eternel Dieu...l'Eternel Dieu appela l'homme, et lui dit: Où es-tu?»
Ex 25:8 «Ils me feront un sanctuaire, et j'habiterai au milieu d'eux»


-Après le déluge, les relations entre l'homme et Dieu se sont dégradées rapidement, et Dieu appela Abraham qui accepta de faire alliance avec son Seigneur et d'enseigner ses voies à sa descendance (Gen 22:18 ; 26:5). Pendant leur séjour en Egypte, les Juifs avaient perdu le sens de la présence invisible de Dieu. Aussi, pour faire comprendre à son peuple qu'il était présent avec lui, Dieu lui dit: "Faites-moi une tente et je viendrai camper avec vous" (Ex 25:8)

-Ainsi, le tabernacle et plus tard le temple, devaient être le signe concret de la présence de Dieu parmi son peuple.

-Jésus est venu habiter parmi nous, comme le tabernacle de Dieu parmi les hommes. "Voici le tabernacle (skènè) de Dieu" (Ap 21:3). Jean utilise ici le mot grec «skènè», désignant la tente, le tabernacle, le sanctuaire Israélite dans le désert. Dans le Nouveau Testament, le terme "skènè" qui désigne le sanctuaire devient un verbe "skènoô". Ce verbe est employé dans Jean 1:14 pour dire que Christ, «le Logos, le Verbe, la Parole», est "devenu chair" et il est venu «habiter (skenoo) parmi nous, plein de grâce et de vérité..."

L'enseignement de ce passage de l'Evangile est que Jésus est venu remplacer le sanctuaire et le temple terrestre. En s'incarnant, Jésus a choisi de devenir le Temple de Dieu parmi nous, d'habiter avec nous. Ainsi, le Logos de Dieu, le Christ, est devenu sur la terre, la véritable présence de Dieu avec les hommes, et à partir de Christ, le temple terrestre ne symbolise plus la présence de Dieu. Jésus le dit clairement à la Samaritaine:


Jean 4:21,23 «l'heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Mais l'heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité, car ce sont là les adorateurs que le Père demande»

-Après la venue de Christ, le croyant devient à son tour le temple de Dieu dans ce monde. Dieu a donc d'abord été dans le sanctuaire juif, puis ce sanctuaire est devenu le temple construit par Salomon et reconstruit après les diverses destructions consécutives à l'infidélité du peuple. Ce temple a été purifié deux fois par Jésus parce qu'il était devenu une caverne de voleurs. Jésus, qui a remplacé le sanctuaire, demande maintenant aux croyants de devenir temple du Saint-Esprit. A partir de Christ, ce sont les croyants qui ont cette mission de rendre Dieu présent autour d'eux dans le monde.

1Cor 3:16-17 «Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous?"
1Cor 6:19 "Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous...?"


-Enfin, quand la nouvelle Jérusalem descendra du ciel, Dieu lui-même sera le temple par excellence. Quand Jean dit dans (Ap 21:22) "qu'il n'y a plus de temple", ce sera pour confirmer que les élus n'auront plus besoin d'un signe matérialisé de la présence de Dieu, puisqu'il sera lui-même présent, "personnellement".

Ap 21:22 ; 22:3 «Je ne vis point de temple dans la ville, car le Seigneur Dieu tout-puissant est son temple, ainsi que l'agneau» "Le trône de Dieu et de l'agneau sera dans la ville, ses serviteurs le serviront et verront sa face"

Souccot, la fête des cabanes est la dernière fête du calendrier juif.

Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple...(Ap 21:3)

La vision de la nouvelle Jérusalem est présentée comme la dernière fête du calendrier juif. La vision de l'Apocalypse l'évoque en termes qui l'assimilent à Souccot, la fête des tabernacles. «j'entendis du trône une voix qui disait: Voici le tabernacle (skene: tabernacle, tente) de Dieu avec les hommes! Il habitera (skenoo: habiter, dresser sa tente) avec eux" (Ap 21:3). Le mot grec (skene) qui désigne le «tabernacle» rappelle le mot hébreu familier, la (shekhina), la nuée glorieuse signe de la présence de Dieu parmi son peuple.


Exode 40:34 "Alors la nuée couvrit la tente d'assignation, et la gloire de l'Eternel remplit le tabernacle"

On pourrait traduire ce texte d'Ap 21:3 ainsi, en tenant compte de l'arrière plan hébreux: «Voici le tabernacle (shekhina) de Dieu avec les hommes! Il (tabernaclera - sera comme la shekhina) avec eux». Jean affirme qu'à ce moment là, Dieu lui-même sera le temple et habitera avec les élus. C'est ici la différence entre la nouvelle Jérusalem et l'ancienne, où le temple représentait la présence de Dieu. Dans la nouvelle cité, la présence réelle et constante de Dieu rend inutile le temple et ses fonctions.

Ap 21:3 «Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux...Dieu lui-même sera avec eux»
Ap 21:22 «Je ne vis point de temple dans la ville, car le Seigneur Dieu l'éclaire, et l'agneau est son flambeau»


Dieu sera présent comme un Père, un Epoux, un Ami. Cette présence de Dieu est là pour nous rappeler qu'il est notre Père à tous, et que nous sommes enfin avec lui. Cette image du père ou du couple traduisent la réalité de cette proximité de Dieu avec qui on peut enfin entretenir un échange direct, sans l'obstacle de la distance, ou du péché, sans l'intermédiaire du prêtre ou des rituels...Ce qui avait été refusé à Moïse et à toute créature (Exode 33:20-23), devient désormais réalité quotidienne:

Ap 21:7 «Celui qui vaincra héritera ces choses; je serai son Dieu, et il sera mon fils»
Cant 2:16 ; 6:3 ; 7:11 «Mon bien-aimé est à moi, et je suis à lui...Et ses désirs se portent vers moi"
Ex 33:20 «L'Eternel dit: Tu ne pourras pas voir ma face, car l'homme ne peut me voir et vivre"

Ap 22:3 «Le trône de Dieu et de l'agneau sera dans la ville, ses serviteurs le serviront et verront sa face»

Dieu sera présent réellement, comme quelqu'un de proche, qu'on pourra voir, contempler et adorer directement. C'est également le sens de la fête des tabernacles (souccot), qui rappelle aussi la construction du sanctuaire qui avait pour fonction surtout de faire prendre conscience au peuple de la présence de Dieu parmi eux:

Exode 25:8 «Ils me feront un sanctuaire (miqdash), et j'habiterai (shakhan) au milieu d'eux»

La fête des tabernacles dans le calendrier Juif est significatif.

Après la fête de Kippour, avec le lieu très-saint que le prophète voit ouvert dans le ciel: "le temple de Dieu dans le ciel fut ouvert, et l'arche de son alliance apparut dans son temple" (Ap 11:19). Après la moisson avec la venue de Christ en gloire et les vendanges (Ap 14:14-20). Après l'accomplissement du rite d'Azazel qui symbolise Satan (Lév 16:20-22 ; Ap 20:2-3). Après que le camp de Dieu est enfin totalement purifié de toutes les forces du mal (Lév 16:30-31 ; Ap 20:7-15), c'est le moment du grand rassemblement du peuple de Dieu des quatre coins du monde, pour le repos.

Lév 16:30-31 "vous serez purifiés de tous vos péchés...ce sera pour vous un sabbat, un jour de repos»
Ap 21:3 «Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple...»

Le prophète Zacharie évoque aussi cette fête messianique des tabernacles.
Zacharie 14:16 «Tous ceux qui resteront de toutes les nations venues contre Jérusalem monteront chaque année pour adorer le roi, l'Eternel des armées, et pour célébrer la fête des tabernacles»

Jean dans l'Apocalypse reparle des nations venues pour adorer Dieu.
Ap 21:24 «Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre y apporteront leur gloire"

C'est aussi le moment où les assoiffés de Dieu peuvent enfin se désaltérer à la source:
Ap 21:6 A celui qui a soif, je donnerai de la source de l'eau de la vie, gratuitement"
Ap 22:1 "il me montra un fleuve d'eau de la vie...qui sortait du trône de Dieu et de l'agneau"


La fête des tabernacles est en relation avec l'eau de la vie.

Une coutume de cette fête, connue encore au temps de Jésus, voulait en effet qu'à l'heure du sacrifice quotidien du matin et du soir, un prêtre allât puiser de l'eau au réservoir de Siloé avec une cruche d'or. A son retour, il était reçu par le peuple qui chantait: «vous puiserez de l'eau avec joie aux sources du salut» (Esaïe 12:3). C'est probablement à cette coutume que Jésus se réfère pour inviter à venir boire de son eau.

Jean 7:37 «Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s'écria: Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive"

AP 21:4
Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu.


Ce verset est parmi les plus belles promesses de la Bible, car elles touchent aux domaines qui sont les plus sensibles pour chaque être humain. Ces paroles merveilleuses sont là comme un appel de Dieu à se laisser attendrir par son amour et à regarder avec espérance vers l'avenir, en nous donnant envie, dès maintenant, de tendre vers une telle réalité.


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Ayons cette même pensée; et si vous êtes en quelque point d'un autre avis, Dieu vous éclairera (ou m'éclairera) aussi là-dessus. (Phil 3:15.) septphil@free.fr 

 

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 L'Apocalypse de Jean (Adventistes)
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MessagePosté le: Ven Nov 04, 2005 7:17 am
MessageSujet du message: L'Apocalypse de Jean, suite 163 


Bonjour, je vous propose la suite 163,

Le péché avec toutes ses conséquences, et avec «le salaire du péché, qui est la mort» (Rom 6:23), cesseront. «par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort..." (Rom 5:12). La mort au sens complet du mot, la seconde mort comme la première, n'existera plus durant l'éternité, car «la mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu» (Ap 20:14). Et en même temps, tous les maux qui précèdent la mort et qui la suivent auront cessé aussi. Le péché avec tous ses fruits amers que nous subissons, et avec la souffrance physique et morale, disparaîtra. Rien ne troublera plus jamais la joie des rachetés.

Esaïe 35:10 «Les rachetés de l'Eternel retourneront, ils iront à Sion avec chants de triomphe, et une joie éternelle couronnera leur tête; L'allégresse et la joie s'approcheront, la douleur et les gémissements s'enfuiront»

Dieu en personne sera là, et «il essuiera toute larme de leurs yeux». Combien il est consolant de voir dans cette délivrance l'action directe de Dieu, l'effet de sa tendre compassion:

Esaïe 25:8 "Il anéantit la mort pour toujours: Le Seigneur, l'Eternel, essuie les larmes de tous les visages, Il fait disparaître de toute la terre l'opprobre de son peuple; Car l'Eternel a parlé"

Cela laisse à supposer que Dieu enlèvera de notre mémoire les luttes et les détresses, les épreuves et le péché qui nous ont tant fait souffrir. Si dans l'Apocalypse, bien des choses semblent obscures, car elles sont dites d'une façon symboliques, ce verset nous parle avec clarté de l'avenir des élus, en compagnie de Dieu. Jean précise que dans ce monde nouveau recréé par Dieu, où les premières choses auront disparues, il n'y a plus de place pour la mort et la souffrance, et donc pour une souffrance quelconque dans l'enfer.

AP 21:5
Et celui qui était assis sur le trône dit: Voici, je fais toutes choses nouvelles. Et il dit: Écris, car ces paroles sont certaines et véritables


Et celui qui était assis sur le trône dit: Voici, je fais toutes choses nouvelles. Et il dit: Ecris...(21:5)

Pour la première fois, d'une façon explicite dans le livre de l'Apocalypse, il est spécifié que Dieu lui-même parle, sans passer par Jésus, ou par l'ange, ou par un prophète comme il l'a souvent fait. Le Dieu qui a prononcé la première parole «Que la lumière soit! Et la lumière fut» (Gen 1:3), veut proclamer ici la bonne nouvelle de la fin: «Voici, je fais toutes choses nouvelles» (21:5).

Les ravages du péché cesseront, et toutes les choses retrouveront harmonie nécessaire avec la gloire du ciel. La création nouvelle, qui a été opérée en chaque enfant de Dieu, avec un corps immortel (1Cor 15:53-54), s'étend maintenant à toute la création de Dieu qui est régénérée, recréé (Rom 8:21-23), pour que Dieu puisse être enfin «tout en tous» (1Cor 15:28)

Ici, le Dieu qui parle donne l'ordre d'écrire. "Écris, car ces paroles sont certaines et véritables" (21:5). A plusieurs reprises cet ordre d'écrire s'adresse au prophète:


Ap 1:10-11 «j'entendis derrière moi une voix...Ce que tu vois, écris-le dans un livre, et envoie-le aux 7 Églises»
Ap 1:19 «Écris donc les choses que tu as vues, et celles qui sont, et celles qui doivent arriver après elles»
Ap 14:13 «Et j'entendis du ciel une voix qui disait: Écris: Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur!»


ces paroles sont certaines et véritables (21:5)

-certaines: "pistos" - sûres, loyales, fidèles, vraies, certaines, dignes de confiance;
-véritables: "alethinos" - véritables, vraies, sincères, réelles.


1Tim 1:15 "C'est une parole certaine et entièrement digne d'être reçue, que Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier"
2Tim 2:11 "Cette parole est certaine: Si nous sommes morts avec lui, nous vivrons aussi avec lui"

Ap 19:9 "Et l'ange me dit: Ecris: Heureux ceux qui sont appelés au festin de noces de l'agneau! Et il me dit: Ces paroles sont les véritables paroles de Dieu"

Dieu demande d'écrire, car ces promesses qui sont certaines sont du domaine de la foi, et aucune démonstration rationnelle ou scientifique ne pourra jamais prouver que cette conviction se réalisera un jour. Dieu sait que comme au temps de Noé, les gens se moqueront et vont demeurer incrédules et insensibles aux appels renouvelés concernant la venue de Christ. L'apôtre Pierre prévient que «dans les derniers jours, il viendra des moqueurs avec leurs railleries, marchant selon leurs propres convoitises, et disant: Où est la promesse de son avènement?» (2Pierre 3:3-4)

AP 21:6
Et il me dit: C'est fait! Je suis l'alpha et l'oméga, le commencement et la fin. A celui qui a soif je donnerai de la source de l'eau de la vie, gratuitement.


C'est fait! Je suis l'alpha et l'oméga...(21:6)

Dieu précise ici que c'est de lui que viennent toutes choses, car il est «l'alpha et l'oméga». C'est pour cette raison que lui seul peut dire "C'est fait, c'est arrivé, c'est réalisé, c'est devenu". Ainsi, nous passons des promesses d'espérances, aux réalités, avec la recréation de toutes choses. "Je suis l'alpha et l'oméga": expression qui se retrouve plusieurs fois dans l'Apocalypse, pour Dieu ou le Christ.


Ap 1:8 "Je suis l'alpha et l'oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout-Puissant"
Ap 22:13 "Je suis l'alpha et l'oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin»
Ap 1:17-18 "Il posa sur moi sa main droite en disant: Ne crains point! Je suis le premier et le dernier"
Ap 2:8 "Ecris à l'ange de l'Eglise de Smyrne: Voici ce que dit le premier et le dernier...»


A celui qui a soif je donnerai de la source de l'eau de la vie. gratuitement (21:6)

Dieu nous rappelle dans ce passage, que le salut est une grâce qui est offerte gratuitement à l'homme, et le seul droit d'entrée dans le ciel est d'accepter l'eau vive qui est elle-même gratuite! Avant de clore le livre Jean adresse le même appel: "Et que celui qui a soif vienne: que celui qui veut, prenne de l'eau de la vie, gratuitement." (Ap 22:17). Cette même promesse se trouve ailleurs dans l'ancienne alliance ou avec l'apôtre Paul:


Esaïe 55:1 «Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, même celui qui n'a pas d'argent! Venez, achetez et mangez, venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer!»
Rom 3:23-24 «Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu, et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ»
Rom 6:23 "Le salaire du péché, c'est la mort, mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ"


Celui qui vaincra héritera ces choses, je serai son Dieu et il sera mon fils (Ap 21:7)

L'héritage du vainqueur. Il se peut que l'héritage mentionné ici représente les 7 promesses faites aux vainqueurs d'Ap 2 et 3.


Ap 2:7 "A celui qui vaincra je donnerai à manger de l'arbre de vie qui est dans le paradis de Dieu"
Ap 2:11 "Celui qui vaincra n'aura pas à souffrir la seconde mort"
Ap 2:17 "A celui qui vaincra je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc: et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n'est celui qui le reçoit"
Ap 2:26 "A celui qui vaincra, et qui gardera jusqu'à la fin mes oeuvres, je donnerai autorité sur les nations»

Ap 3:5 "Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs, je n'effacerai point son nom du livre de vie..."
Ap 3:12 "Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu...j'écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem ...et mon nom nouveau"
Ap 3:21 "Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône"


Je serai son Dieu, et il sera mon fils. Il est clairement indiqué ici le style de relation que Dieu désire avoir pendant l'éternité avec les élus.

Rom 8:14-17 "car tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu. Et vous n'avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte, mais vous avez reçu un Esprit d'adoption, par lequel nous crions: Abba! Père! L'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers, héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d'être glorifiés avec lui"

Les 7 catégories des exclus du ciel (Ap 21:8)

Ap 21:8 "Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort"

Il semblerait que les lâches représentent ici les 7 catégories qui sont mentionnées dans la liste. Il s'agit ici des personnes en conflit ouvert et en opposition radicale avec Dieu, ses révélations et son Décalogue. Nous avons vu que l'étang du feu représente la mort même de la mort (Ap 20:14-15), ce qui signifie que les perdus seront bien détruits totalement et définitivement, dans cette seconde mort représentée par l'étang de feu.


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 L'Apocalypse de Jean (Adventistes)
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MessagePosté le: Ven Nov 04, 2005 7:20 am
MessageSujet du message: L'Apocalypse de Jean, suite 164 


Bonjour, je vous propose la suite 164,

LA NOUVELLE JERUSALEM CELESTE AYANT LA GLOIRE DE DIEU: Ap 21

AP 21:2
Et je vis descendre du ciel d'auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s'est parée pour son époux.


La nouvelle Jérusalem.

Il faut nous rappeler que nous sommes avec l'Apocalypse dans un langage symbolique et non littéral, et que la notion de la Jérusalem céleste doit être envisagée comme quand on parle de la Babylone mystique. Or, dans l'Apocalypse, Babylone ne représente pas une "ville" géographique, mais elle symbolise ceux qui refusent de se soumettre à la Parole de Dieu et qui suivent la tradition et le paganisme, et qui seront perdus à la fin.

A l'opposée de Babylone se trouve Jérusalem, qui symbolise avant tout l'ensemble des élus de tous les temps. C'est pour cela qu'il ne faut pas chercher à voir absolument «une ville matérielle, géographique...». La nouvelle Jérusalem représente avant tout la cité de Dieu, la cité céleste qui descendra du ciel, et dont Dieu est l'auteur, et elle s'oppose à Babel, la cité d'en bas, qui est conçue et réalisée par "les efforts" humains.


La Jérusalem d'en haut.

La Jérusalem céleste est l'accomplissement de toutes les espérances, la réponse à tous les soupirs de la terre. La descente de la cité de Dieu est donnée comme l'aboutissement final: «C'est fait !» (Ap 21:6). Ce nom de Jérusalem est chargé de significations. C'est d'abord la ville de "Salem", la ville de paix, la ville d'où venait Melchisédek (Gen 14:8 ; Héb 7:1), roi de justice, qui avait béni et soutenu Abraham dans ses combats (Gen 14:18).

C'était la montagne de «Moriyah» où Abraham avait failli sacrifier son fils Isaac. (Gen 22:1-18). C'était la ville de Jébus, où Dieu avait arrêté l'épée meurtrière qui frappait Israël, à cause de David (1Chr 21:14-30). C'était aussi la première capitale de tout Israël que David avait conquise et où il avait installé l'arche sainte. (2Samuel 6:12-23 ; 1Chron 11:1-9).

Jérusalem était surtout le lieu du temple où l'on venait adorer Dieu, un lieu de prières et de chants, de louanges et d'amour renouvelé (Psaumes 48:2-3 ; 122). C'était aussi la ville qui représentait le contraire de Babylone et symbolisait le retour au pays après tant d'années d'exil et d'oppression, la ville qui nourrissait la nostalgie et qu'on n'oubliait jamais.


Psaume 137 «Si je t'oublie, Jérusalem, que ma droite m'oublie! Que ma langue s'attache à mon palais...»

Avec le temps, Jérusalem a fini par symboliser la ville céleste et éternelle de Dieu. Jérusalem a fini par désigner le lieu par excellence de la présence de Dieu, la Jérusalem céleste, peuplée d'êtres saints, entourée de la gloire de Dieu...

Ps 48:1-3 «L'Eternel est grand, il est l'objet de toutes les louanges, Dans la ville de notre Dieu, sur sa montagne sainte. Belle est la colline, joie de toute la terre, la montagne de Sion... Dieu, dans ses palais...»
Ps 20:3 «Que du sanctuaire il t'envoie du secours, que de Sion il te soutienne!»
Es 51:11 «Les rachetés de l'Eternel...iront à Sion avec chants de triomphe, une joie éternelle couronnera leur tête»


Paul nous éclaire également sur ce thème de la nouvelle Jérusalem céleste.

Gal 4:26 "Agar, c'est le mont Sinaï en Arabie, et elle correspond à la Jérusalem actuelle, qui est dans la servitude avec ses enfants. Mais la Jérusalem d'en haut est libre, c'est notre mère"
Phil 3:20 "Mais notre cité à nous est dans les cieux, d'où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur J-C"

Héb 13:14 "Car nous n'avons point ici-bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir"
Héb 12:22-23 "vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades qui forment le choeur des anges, de l'assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux"


Hébreux 12 permet d'affirmer que la nouvelle Jérusalem sera constituée par des anges, ou des myriades de créatures formant le choeur céleste et par les rachetés de tous les temps, ou l'assemblée des premiers nés.

Jean parle de cette ville céleste et éternelle de Dieu.

Ap 14:1 "Je regardai, et voici, l'agneau se tenait sur la montagne de Sion, et avec lui 144 000 personnes, qui avaient son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts"
Ap 21:10 "Et il me transporta en esprit sur une grande et haute montagne. Et il me montra la ville sainte, Jérusalem qui descendait du ciel d'auprès de Dieu"


Cette nouvelle Jérusalem dépasse toute imagination.

Daniel voit cette Jérusalem céleste à la fin des royaumes terrestres qui finissent par disparaître sans laisser de traces (Dan 2:35), et il voit «un royaume qui ne sera jamais détruit» (Dan 2:44), sous la forme d'une montagne (Dan 2:35,44), qui est l'image traditionnelle de Sion ou de Jérusalem.

Ps 24:3 «Qui pourra monter à la montagne de l'Eternel? Qui s'élèvera jusqu'à son lieu saint?»
Es 2:3 «Venez, et montons à la montagne de l'Eternel...afin qu'il nous enseigne ses voies, et que nous marchions dans ses sentiers. Car de Sion sortira la loi, et de Jérusalem la parole de l'Eternel»
Es 27:13 «Et alors reviendront ceux qui étaient exilés au pays d'Assyrie ou fugitifs au pays d'Egypte, et ils se prosterneront devant l'Eternel, sur la montagne sainte, à Jérusalem»


Cette Jérusalem dépasse toute imagination et n'a rien à voir avec tout ce qu'on a pu connaître dans le passé. Les premiers mots de la vision d'Ap 21 font directement écho aux premiers mots du récit biblique de la création: «Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre, car le premier ciel et le première terre avaient disparu, et la mer n'était plus» (Ap 21:1). Ainsi, les mêmes mots: «ciel et terre», et l'eau («la mer»), sont communs aux deux textes. Cette référence à la création est explicitement indiquée dans un texte parallèle d'Esaïe:

Esaïe 65:17-19 «Car je vais créer de nouveaux cieux et une nouvelle terre; on ne se rappellera plus les choses passées, elles ne reviendront plus à l'esprit. Car je vais créer Jérusalem pour l'allégresse, et son peuple pour la joie. Je ferai de Jérusalem mon allégresse, et de mon peuple ma joie...»

La nouvelle Jérusalem n'a rien à voir avec la Jérusalem actuelle.

De même que Dieu ne peut pas sauver un pécheur en le «raccommodant», mais qu'il le fait naître de nouveau, la nouvelle Jérusalem est l'oeuvre de Dieu et elle n'a rien à voir avec la ville actuelle. La Jérusalem dont parle l'Apocalypse, en écho à la prophétie d'Esaïe, est une Jérusalem absolument nouvelle.

Esaïe 65:17-19 «Car je vais créer Jérusalem pour l'allégresse, et son peuple pour la joie. Je ferai de Jérusalem mon allégresse, et de mon peuple ma joie...»

Il s'agit d'une Jérusalem créée entièrement par Dieu et qui descend du ciel (Ap 3:12 ; 21:2). Cette Jérusalem que Dieu va créer, n'est ni la Jérusalem délivrée à la guerre des six jours, ni la Jérusalem de la mosquée d'Omar, ni celle du mur des lamentations, pas plus que celle du Saint Sépulcre. Il ne s'agit pas de refaire ses murs, ou de reconstruire de nouveaux bâtiments ou de nouveaux quartiers. Le changement est radical et concerne tous les éléments: "Voici, je fais toutes choses nouvelles" (Ap 21:5)

Parallèles entre les 7 églises et la Jérusalem céleste:

Il y a de nombreuses similitudes entre la Jérusalem qui descend du ciel et les sept Eglises terrestres.

-Jérusalem descendait du ciel d'auprès de Dieu. «qui vaincra...j'écrirai sur lui le nom... de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d'auprès de mon Dieu» (Ap 3:12) «Et il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel d'auprès de Dieu» (Ap 21:10)

-la luminosité de Dieu et de Christ qui éclaire. «...et son visage était comme le soleil lorsqu'il brille dans sa force» (Ap 1:16). «La ville...la gloire de Dieu l'éclaire, et l'agneau est son flambeau» (Ap 21:23)

-le nom de Dieu écrit sur son peuple. «Celui qui vaincra...j'écrirai sur lui le nom de mon Dieu...et mon nom nouveau» (Ap 3:12). «ses serviteurs le serviront et verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts» (Ap 22:3-4)

-l'arbre de vie. «A celui qui vaincra je donnerai à manger de l'arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu» (Ap 2:7). «Au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie...» (Ap 22:2)

-le livre de vie. «Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs, je n'effacerai point son nom du livre de vie» (Ap 3:5). «il n'entrera que ceux qui sont écrits dans le livre de vie de l'agneau» (Ap 21:27)

-une bénédiction est promise à "celui qui vaincra". «Celui qui vaincra héritera ces choses je serai son Dieu, et il sera mon fils» (Ap 21:7) «A celui qui vaincra...» (Ap 2:7,11,17,26 ; 3:5,12,21)


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Philippe Septième
 
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 L'Apocalypse de Jean (Adventistes)
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MessagePosté le: Lun Nov 14, 2005 6:06 pm
MessageSujet du message: L'Apocalypse de Jean, suite 165 


Bonjour, je vous propose la suite 165,

la suite des similitudes entre les églises terrestres et Jérusalem...

-Dieu est appelé «le premier et le dernier» «l'alpha et l'oméga». «Il posa sur moi sa main droite en disant: Ne crains point! (1:18) Je suis le premier et le dernier» (Ap 1:17). «Voici ce que dit le premier et le dernier, celui qui était mort, et qui est revenu à la vie» (Ap 2:8). «Et il me dit: C'est fait! Je suis l'alpha et l'oméga, le commencement et la fin...» (Ap 21:6)

-Ce sont aussi les deux seuls passages de l'Apocalypse où la voix de Dieu se fait entendre. «et j'entendis derrière moi une voix forte, comme le son d'une trompette» (Ap 1:10). «Et j'entendis du trône une forte voix qui disait:» (Ap 21:3)

Au temps des sept Eglises, Jésus marche parmi les chandeliers sur la terre. A présent, au temps de la nouvelle Jérusalem, Jésus habite parmi les hommes sur la terre. Si les sept Eglises avaient démarré avec la fête de la Pâques, la première fête du calendrier juif, la nouvelle Jérusalem évoque Souccot, la fête des cabanes, la dernière fête du calendrier juif.


AP 21:9
Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes remplies des sept derniers fléaux vint, et il m'adressa la parole, en disant: Viens, je te montrerai l'épouse, la femme de l'agneau.


L'expression du verset 9 est une reprise d'Ap 17:1 où elle introduisait la vision de la grande prostituée.

Ap 17:1
«Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes vint, et il m'adressa la parole, en disant: Viens, je te montrerai le jugement de la grande prostituée... »

Ap 21:9
"Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes remplies des sept derniers fléaux vint, et il m'adressa la parole, en disant: Viens, je te montrerai l'épouse, la femme de l'agneau"


Jean veut une fois de plus souligner ici la correspondance opposée entre la grande prostituée et l'épouse du Christ, entre la Babylone mystique et la Jérusalem céleste. Ces 2 villes symbolisent la grande tragédie des siècles entre le bien et le mal, entre Dieu et Satan. Le fait que c'est l'un des anges chargé de jeter les fléaux sur la terre qui vient montrer la nouvelle Jérusalem rappelle que l'Evangile est à la fois jugement et grâce.

L'Evangile de Jean illustre bien ce contraste entre l'amour et la colère de Dieu dans le même contexte. «Celui qui croit au Fils a la vie éternelle: celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui» (Jean 3:36). L'épître aux Hébreux parle de Dieu comme "d'un feu dévorant". «C'est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte, car notre Dieu est aussi un feu dévorant» (Héb 12:28-29)

Ainsi, l'ange accompli une oeuvre de justice et de jugement de la part de Dieu. La justice mise en action pour les uns, implique la mise en place du jugement pour les autres. Nous retrouvons les mêmes idées avec la sortie d'Egypte du peuple de Dieu, et les plaies.


Ap 21:10
Et il me transporta en esprit sur une grande et haute montagne. Et il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel d'auprès de Dieu, ayant la gloire de Dieu.


Sur une grande et haute montagne (Ap 21:10)

Jean continue le parallélisme et le contraste avec Ap 17, où il est transporté en esprit dans un désert, mais ici le prophète a été transporté sur une montagne qui contraste avec le désert. Le "désert" est associé généralement dans la Bible au lieu de la "tentation" (Mat 4), alors que la montagne représente plutôt le lieu de la manifestation et de la révélation de Dieu.

Le Sinaï est un exemple de la manifestation du Créateur sur la montagne (Exode 15:17; 18:5 ; 19:2-3,18). La montagne où Jésus a été transfiguré devant Pierre, Jacques et Jean (Mat 17:1-11). Dieu promet à ceux qui acceptent d'accomplir sa volonté "de monter sur la montagne sainte" (Es 56:6 et 58:14).


Es 56:6 «les étrangers qui s'attacheront à l'Eternel pour le servir, pour aimer le nom de l'Eternel, pour être ses serviteurs, tous ceux qui garderont le sabbat, pour ne point le profaner, et qui persévéreront dans mon alliance, je les amènerai sur ma montagne sainte»

Etre transporté sur "une grande et haute montagne" signifie, que la révélation de Dieu au prophète, sera l'une des plus belles et des plus majestueuses révélations de Dieu, avec la nouvelle Jérusalem et le paradis de Dieu.

Et il me montra la ville sainte, Jérusalem qui descendait du ciel d'auprès de Dieu (Ap 21:10)

La description du monde nouveau avec les élus d'Ap 21:1-8 est ici représentée par la Jérusalem céleste. Ce sont 2 images différentes pour désigner l'épouse de l'Agneau, c'est-à-dire les élus.

-Au commencement du chapitre 21:1-4, Jean voit: Un nouveau ciel et une nouvelle terre descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse...le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux...et Dieu lui-même sera avec eux. Dieu qui essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri...

-Puis Jean décrit cette nouvelle Jérusalem qui descend du ciel, ayant la gloire de Dieu (21:10). Les élus descendront du ciel parce qu'ils y auront été emmenés lors du retour du Christ en gloire.


1Thes 4:16-17 «Car le Seigneur lui-même...descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur»

La nouvelle Jérusalem a la gloire de Dieu (Ap 21:10)

Le mot gloire, du grec "doxa" et de l'hébreu "cabot" qui signifie d'abord "poids". Ainsi, avoir du poids signifie avoir de l'autorité, de l'influence. La gloire de Dieu n'est pas le résultat de ses actes héroïques, de sa puissance inspirant du respect. La gloire du Créateur fait partie de sa nature, de son essence et s'impose naturellement à l'homme converti. La gloire de Dieu est le poids que Dieu possède car il est le Créateur, la vie, le bien, le Sauveur, le Maître absolu. Les élus font aussi partie de la gloire de Dieu et ils resplendissent la gloire de Dieu.

1Cor 11:7 «L'homme... est l'image et la gloire de Dieu»
2Thes 1:10 «lorsqu'il viendra pour être, en ce jour-là, glorifié dans ses saints et admiré dans ceux qui auront cru»


Dans la nouvelle Jérusalem, la gloire de Dieu apparaîtra dans toute sa splendeur, dans toute son étendue, à travers toute la création et tous les élus. Ce sera la meilleure façon de dire que le mal et ses conséquences aura complètement et définitivement disparu. Apocalypse 21:11 à 14 révèle l'éclat de cette ville qui est comparable à celui des pierres précieuses.

Jean a probablement pris dans le vocabulaire de l'époque, tout ce qu'il y avait de plus beau, de plus grand, de plus riche, de plus précieux pour illustrer ce qu'il voyait. On peut même supposer que ce que Jean essaye de transmettre n'est qu'un pâle reflet de ce que sera la réalité, car Jean a décrit des choses inconnues de la pensée et de l'oeil humain.


La ville avait 12 portes (Ap 21:12)

Le mot "porte" avait une signification particulière autrefois. C'est à la porte des villes que se passaient les événements les plus importants qui dominaient toute la vie. C'est à la porte de Sodome que les anges ont trouvé Lot (Gen 19:1). C'est à la porte qu'Abraham achète le champ d'Éphron à Macpéla, pour enterrer Sara (Gen 23:10). C'est à la porte qu'on exposait aux anciens de la ville les litiges, et ils jugeaient (Josué 20:4). Boaz, lorsqu'il a décidé d'épouser Ruth, est allé à la porte de la ville (Ruth 4:1,11). Parler de 12 portes est une façon de dire que la totalité des événements importants auront la qualité du "12", et que par ces portes n'entreront «que ceux qui sont inscrits dans le livre de vie de l'agneau» (Ap 21:27).

Les 12 portes font aussi allusion aux 12 tribus d'Israël.

La description de la Jérusalem céleste avec les 12 portes s'inspire aussi du texte d'Ezéchiel 48:31 à 34, où il y a 12 portes pour les 12 tribus d'Israël. Ap 21:12 parle des «12 anges et des noms écrits sur les portes, ceux des 12 tribus d'Israël». Ap 21:14 parle des "12 fondements qui portent le nom des 12 apôtres". Ainsi, la nouvelle Jérusalem fait allusion aux 12 tribus d'Israël et aux 12 apôtres, pour nous rappeler encore une fois l'utilité de l'ancienne et de la nouvelle alliance, de l'Ancien et du Nouveau Testament. Ailleurs, Paul rappelle que tous les croyants forment les fondements de l'Eglise et de la vie éternelle.

Eph 2:20 «Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire»


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 L'Apocalypse de Jean (Adventistes)
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MessagePosté le: Lun Nov 14, 2005 6:09 pm
MessageSujet du message: L'Apocalypse de Jean, suite 166 


Bonjour, je vous propose la suite 166,

«Celui qui me parlait avait pour mesure un roseau d'or, afin de mesurer la ville, ses portes et sa muraille» (21:15)

Dans Ap 11, où il est question de mesurer le temple, nous avons vu que le temple représente les croyants, les fidèles, comme ici la nouvelle Jérusalem représente les élus. Mesurer le temple avec le roseau d'or, c'est en quelque sorte vérifier que tout est parfaitement en harmonie avec ce qui concerne la ville.


AP 21:16,17
La ville avait la forme d'un carré, et sa longueur était égale à sa largeur. Il mesura la ville avec le roseau, et trouva douze mille stades; la longueur, la largeur et la hauteur en étaient égales. Il mesura la muraille, et trouva cent quarante-quatre coudées, mesure d'homme, qui était celle de l'ange.


La nouvelle Jérusalem a "une forme carrée, et même cubique"

Il est dit que la hauteur, la largeur et la longueur de la ville étaient égales (Ap 21:16). On peut y voir 2 formes géométriques: le cube ou la pyramide. Le prophète peut difficilement associer la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, avec les pyramides du pays de l'esclavage, d'autant plus que Jean est imprégné de l'Ancien Testament. Or, dans l'Ancien Testament, dans le "lieu très saint" du sanctuaire on découvre la description d'un lieu cubique.

Le lieu très-saint mesurait en effet 5 mètres de long, sur 5 de large, sur 5 de hauteur (Ex 26:16-23). Plus tard, c'était pareil pour le temple de Salomon: «Le sanctuaire avait 20 coudées de longueur, 20 coudées de largeur, et 20 coudées de hauteur» (1Rois 6:20). De plus, c'était le lieu "de résidence de Dieu", c'était là qu'il manifestait sa présence.


Ex 25:9,22 «Vous ferez le tabernacle et tous ses ustensiles d'après le modèle que je vais te montrer. C'est la que Je me rencontrerai avec toi: du haut du propitiatoire, entre les deux chérubins placés sur l'arche...»

Il n'y aura plus dans la nouvelle Jérusalem aucune séparation entre le lieu très-saint et les élus. Dans le sanctuaire terrestre, seul le souverain sacrificateur pénétrait 1 fois par an dans le "lieu très saint" (Lév 16) Dans la Jérusalem céleste, tous les élus y seront admis, et ils auront ainsi la joie de vivre en la présence de Dieu.

Ap 22:3-4 «Le trône de Dieu et de l'agneau sera dans la ville, ses serviteurs le serviront et verront sa face...»

La nouvelle Jérusalem signifie un environnement parfait, qui suscite la confiance et l'admiration. La nouvelle Jérusalem est bien protégée, elle est entourée «d'une grande et haute muraille» (Ap 21:12). La ville est carrée, et elle couvre 12 000 stades (environ 2000 kilomètres, Ap 21:16). La muraille de la ville a 144 (12 x 12) coudées (environ 65-70 mètres, Ap 21:17). La ville s'appuie sur 12 fondements (Ap 21:14).

12000 stades et 144 coudées (Ap 21:16-17)

Si l'on transforme ces 12000 stades en mètres, cela représente environ 2000 kilomètres. Si la dimension cubique de la ville était réelle, elle serait impressionnante, avec 500 kilomètres de haut. Il est difficile de retenir de ces dimensions que des indications transformées en mètres, d'autant plus qu'avec l'Apocalypse on est dans un enseignement symbolique et spirituel.

La ville est construite sur la base du nombre 12 qui représente les 12 tribus d'Israël et aussi les 12 apôtres.

Il s'agit des douze tribus d'Israël, ou des (12 x 12000 sauvés = 144000), et aussi des douze apôtres qui ont leurs noms sur les douze fondements de la cité (Ap 21:14). Ainsi, la ville accueille aussi bien les rachetés de l'Ancienne que de la nouvelle alliance, qui sont tous réunis là. La ville a donc été faite sur mesure, pour tous ceux qui veulent habiter ensemble dans la paix, pour toujours. «12» symbolise la totalité de l'ancienne et de la nouvelle alliance, et c'est aussi un chiffre de plénitude, de sainteté. C'est pour cette raison que la nouvelle Jérusalem avait «12 portes, et sur les portes des noms écrits, ceux des 12 tribus des fils d'Israël, mais aussi "la muraille de la ville avait 12 fondements, et sur eux les 12 noms des 12 apôtres de l'agneau" (Ap 21:12,14).

Le nombre "144", (12x12= 144) est déjà mentionné dans Apoc 7 et 14, avec les 144 000 élus.

Le nombre "144000" symbolise la totalité des élus qui représente aussi la nouvelle Jérusalem. Le nombre "144 = 12 x 12» pourrait représenter l'achèvement de l'oeuvre de Dieu dans la totalité les élus qui vivront en sa présence. L'objectif d'Ap 21 est de présenter le résultat final de l'oeuvre de Dieu dans les croyants, à savoir "la perfection et la sainteté dans les élus, l'épouse de Christ".

Eph 5:25-27 «Christ a aimé l'Église, et s'est livré lui-même pour elle, afin...de faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible»
Phil 1:6 «celui qui a commencé en vous cette bonne oeuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ»


«144 coudées, mesure d'homme, c'est-à-dire d'ange» (Darby)

"Mesure d'homme" pourrait s'appliquer à la sainteté de l'homme, désignant ainsi "l'homme fait, achevé en Christ". Jean précise aussi «mesure d'ange» - aggelos: messager, envoyé, et non "mesure de l'ange", qui pourrait symboliser l'homme qui sera devenu ange, c'est-à-dire, l'homme transformé, transfiguré, qui aura retrouvé l'image de Dieu que le péché avait déformé, voilé. Jésus lui-même précise qu'à la résurrection des morts, les hommes «seront comme les anges de Dieu dans le ciel» (Mat 22:30 ; Marc 12:25). Paul précise qu'au moment de la venue en gloire de Christ, «les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés» (1Cor 15:52).

La description de la ville avec les pierres précieuses: Ap 21:18-21

Jean essaye de transmettre ce que l'oeil n'a jamais vu, en présentant des pierres, plus précieuses les unes que les autres, pour essayer de décrire la beauté du spectacle qui est devant ses yeux. Nous trouvons une similitude de ces pierres avec le pectoral du souverain sacrificateur et avec Lucifer.

Ap 21:19,20
Les fondements de la muraille de la ville étaient ornés de pierres précieuses de toute espèce: jaspe, saphir, calcédoine, émeraude, sardonyx, sardoine, chrysolithe, béryl, topaze, chrysoprase, hyacinthe, améthyste.

Ex 28:15-21
Tu feras le pectoral du jugement...il sera carré...Tu y enchâsseras quatre rangées de pierres: sardoine, topaze, émeraude, escarboucle, saphir, diamant, opale, agate, améthyste, chrysolithe, onyx, jaspe.

Ez 28:13
Tu étais en Eden le jardin de Dieu, couvert de toute espèce de pierres précieuses: sardoine, topaze, diamant, chrysolithe, onyx, jaspe, saphir, escarboucle, émeraude et d'or.

Les pierres qui sont communes aux trois:
-jaspe
-saphir
-émeraude
-sardoine
-chrysolithe
-topaze

Les pierre qui sont communes à au moins 2 des trois:

-améthyste (Ap et Ex)
-escarboucle (Ex et Ez)
-diamant (Ex et Ez)
-Onyx (Ex et Ez)

Les pierres uniques à chacun:

-calcédoine
-sardonyx
-béryl
-chrysoprase
-hyacinthe
-opale
-agate

«Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre y apporteront leur gloire» (Ap 21:24)

Il est fait mention dans ce passage des nations converties comme dans Esaïe 60:3-5. Mais alors que dans Esaïe, «des nations marchent à la lumière, et des rois à la clarté des rayons d'Israël», dans Ap 21:14 tous marchent dans la lumière de Dieu seul. Ces nations peuvent représenter parmi les élus les "païens, les non juifs", c'est à dire vous et moi. On découvre donc qu'il y aura des élus parmi le peuple juif mais aussi parmi les autres populations du monde. Jean confirme ainsi d'autres promesses de la bible qui vont dans le même sens:


Actes 10:34-35 «Alors Pierre dit: En vérité, je reconnais que Dieu ne fait point acception de personnes, mais qu'en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable»
Rom 2:14-15 «Quand les païens, qui n'ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi,ils sont, eux qui n'ont point la loi, une loi pour eux-mêmes, ils montrent que l'oeuvre de la loi est écrite dans leurs coeurs, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s'accusant ou se défendant tour à tour»


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 L'Apocalypse de Jean (Adventistes)
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MessagePosté le: Lun Nov 14, 2005 6:12 pm
MessageSujet du message: L'Apocalypse de Jean, suite 167 


Bonjour, je vous propose la suite 167,

La Jérusalem d'or marque le commencement du parcours avec la présence éternelle de Dieu.


Tout part de Dieu, et c'est pourquoi la vision de Jérusalem avec tout ce qu'elle implique n'est donnée qu'à la fin. La vision et la description de la ville est tout d'abord annoncée d'une manière générale par l'ange: «Viens je te montrerai...» (Ap 21:9), puis la vision se projette en deux scènes bien définies que Jean introduit chaque fois par la même formule: «et il me montra...» (Ap 21:10 ; 22:1).

La vision se déplace de la périphérie au centre et dévoile les sept merveilles de la ville.

C'est d'abord la ville dans son ensemble à l'éclat de cristal: «Son éclat était semblable à celui d'une pierre très précieuse, de jaspe transparente, comme du cristal» (Ap 21:11), ses murailles et ses portes de pierres précieuses: «La muraille était construite en jaspe...Les douze portes étaient douze perles...» (Ap 21:18,21). La place de la ville d'or: «La place de la ville était d'or pur, comme du verre transparent» (Ap 21:21)

Au milieu de la place de la ville, le jardin de la ville avec son fleuve d'eau de la vie: «il me montra un fleuve d'eau de la vie, limpide comme du cristal...» (Ap 22:1). Au milieu de la place de la ville, l'arbre de la vie: «sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie...rendant son fruit chaque mois» (Ap 22:2).

Le trône de Dieu et de l'Agneau sont dans la ville: «il me montra un fleuve d'eau de la vie...qui sortait du trône de Dieu et de l'agneau» (Ap 22:1). «Le trône de Dieu et de l'agneau sera dans la ville» (Ap 22:3) et enfin, le Seigneur Dieu lui-même est présent avec son peuple dans la nouvelle ville: «ses serviteurs le serviront et verront sa face...Et ils régneront aux siècles des siècles» (Ap 22:3-5).


La nouvelle Jérusalem est belle à faire rêver.

D'une manière significative, les trois listes des exclus de la ville parlent des menteurs (Ap 21:8,27 ; 22:15). Cela signifie que «le père du mensonge» et ses adhérents sont définitivement exclus (Jean 8:44). L'architecte c'est le Créateur lui-même, qui a façonné l'homme à son image et connaît tous nos besoins. Ses portes ouvertes dans toutes les directions révèlent la confiance entre les habitants de la nouvelle cité (21:25). Chaque porte et chaque fondement est une pierre précieuse différente (Ap 21:19-21). Au confort et à la richesse de la ville s'ajoutent la paix et la confiance entre les hommes qui ne se trompent plus.

En plus des réponses aux besoins vitaux des hommes et des femmes qu'elle apporte, la ville est très belle. Elle est «parée - kosmeo», (d'où - cosmétique), qui exprime l'esthétique de la construction de la ville (Ap 21:2). La ville est harmonieuse et symétrique. «La longueur, la largeur et la hauteur sont égales» (Ap 21:16). C'est un cube partait comme le lieu très saint de l'ancien temple (1Rois 6:20). Les matériaux précieux qui la constituent sont des pierres précieuses, du verre pur, de l'or pur...(Ap 21:18,21). A toutes ses splendeurs s'ajoute la présence lumineuse de Dieu qui est là pour l'éclairer (Ap 21:23).


Pour clore.

Jérusalem signifie avant tout la grande consolation de Dieu. Ainsi, la mort, les cris, la douleur, toutes ces choses du passé ont disparu, et les larmes aussi ne seront plus.

Ap 21:4 «Dieu essuiera toute larme (chaque larme) de leurs yeux»

Il est significatif que le premier contact direct de l'homme avec Dieu porte sur les larmes humaines. La souffrance et les larmes humaines restées sans réponse jusque là vont enfin trouver une réponse. A l'époque, au moment des larmes, Dieu n'avait pas répondu, et il est resté silencieux. La mort et l'oppression injuste avaient frappé des innocents jusqu'au bout de l'histoire de l'humanité. Ce sont toutes ces larmes sans réponse que Dieu en personne efface de ses mains à présent.

Pas de mot, ni d'explication théologique, mais un simple geste pour dire qu'il n'y aura plus de larmes. L'ultime consolation de Dieu, c'est un acte qui ouvre de nouveaux horizons et résout le problème de la souffrance. La fin des larmes, c'est la seule réponse satisfaisante à nos larmes versées dans cette vie.


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MessagePosté le: Ven Nov 18, 2005 11:53 am
MessageSujet du message: L'Apocalypse de Jean, suite 168 


Bonjour, je vous propose la suite 168,

JERUSALEM ET BABYLONE:

LEURS SIGNIFICATIONS DANS LA BIBLE ET DANS L'APOCALYPSE

«Toutes Ecritures (ou l'A-T) rendent témoignage de Christ» Jean 5:39

Il est important de nous rappeler que toute la Bible est centrée sur Christ et que c'est au travers de Christ qu'il nous faut lire et comprendre les écritures de la Bible, autrement nous risquons de mal saisir le sens de la révélation.

2Cor 3:14 «Car jusqu'à ce jour le même voile demeure quand ils font la lecture de l'Ancien Testament, et il ne se lève pas, parce que c'est en Christ qu'il disparaît»

Même si ce texte de Paul concerne d'abord les Juifs, il peut aussi s'appliquer aux chrétiens qui lisent l'A-Testament comme les Juifs, sans essayer de le comprendre au travers de Christ et des révélations du N-Testament. Voilà pourquoi nous allons essayer de comprendre les notions de Jérusalem, de Sion, et de Babylone, décrites dans l'A-T à la lumière des Evangiles et du N-Testament. Ces réflexions sont loin d'être complètes, mais elles nous aideront néanmoins à mieux saisir ces prophéties.

L'Apocalypse met en opposition Babylone et Jérusalem ou le mont Sion, jusqu'au temps de la fin.

Ap 14:1,8 «Je regardai, et voici, l'agneau se tenait sur la montagne de Sion et avec lui 144 000 personnes...» «un second ange suivit, en disant: Elle est tombée, elle est tombée Babylone la grande...»

Ap 17:1-6 Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes vint, et il m'adressa la parole, en disant: Viens, je te montrerai le jugement de la grande prostituée...Sur son front était écrit un nom, un mystère: Babylone la grande...

Ap 21:2,9,10 Puis un des sept anges qui tenaient les 7 coupes...m'adressa la parole, en disant: Viens, je te montrerai l'épouse, la femme de l'agneau...Et il me montra la ville sainte, Jérusalem


SIGNIFICATION DE JERUSALEM DANS L'ANCIEN TESTAMENT:

Jérusalem: de yéru et shalem, «fondation de paix», selon certains, et d'après d'autres, avec une connotation messianique et le mont Morija, où Abraham se prépara à sacrifier son fils Isaac, le terme Yeru est dérivé de «yir'eh - pourvoira». «Abraham donna à ce lieu le nom de Jehova-Jiré (yir'eh)...A la montagne de l'Eternel il sera pourvu» (Gen 22:14)

Jérusalem est tout d'abord connue par rapport à Melchisédek qui régnait comme Sacrificateur-Roi du «Dieu Très-Haut», dans la ville Etat de Salem. «Melchisédek, roi de Salem...était sacrificateur du Dieu Très-Haut, qui a béni Abram...» (Gen 14:18-19 ; Ps 76:2-3). Salem est mise en relation avec Melchisédek, qui était en même temps roi (de justice) et sacrificateur (de bénédictions), et qui est considéré comme un type du Messie.


Hébr 7:1-2 «Melchisédek, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très-Haut, qui alla au-devant d'Abraham...qui le bénit...qui est d'abord roi de justice...ensuite roi de Salem, c'est-à-dire roi de paix»

Jérusalem était aussi connue des Cananéens longtemps avant qu'Israël s'installe dans le pays promis. «Adoni-Tsédek, roi de Jérusalem, apprit que Josué s'était emparé d'Aï...» (Josué 10:1). La conquête de Jérusalem fut confiée à la tribu de Benjamin qui a échoué, jusqu'à l'époque de David. «Les fils de Benjamin ne chassèrent point les Jébusiens qui habitaient à Jérusalem» (Juges 1:21). «Le roi marcha avec ses gens sur Jérusalem contre les Jébusiens...David s'empara de la forteresse de Sion...David s'établit dans la forteresse, qu'il appela cité de David...» (2 Sam 5:6-9)

Les noms Jérusalem et de Sion sont employés comme synonymes dans l'A.T.

Michée 3:12 «C'est pourquoi, à cause de vous, Sion sera labourée comme un champ, Jérusalem deviendra un monceau de pierres, Et la montagne du temple une sommité couverte de bois»
Michée 4:8 «Et toi...colline de la fille de Sion...Le royaume de la fille de Jérusalem»
Es 10:12 (Darby) «quand le Seigneur aura achevé son oeuvre contre la montagne de Sion et contre Jérusalem»


Jérusalem et Sion doivent leur sainteté à l'arche qui est le symbole du trône et de la résidence de Dieu.

2Sam 6:2«David, avec tout le peuple...se mit en marche ...pour faire monter de là l'arche de Dieu, devant laquelle est invoqué le nom de l'Éternel des armées qui réside entre les chérubins au-dessus de l'arche»
Ps 132:13-14 «l'Éternel a choisi Sion, il l'a désirée pour sa demeure: C'est mon lieu de repos à toujours...»


Ce n'est pas la grandeur de la ville qui fait de Jérusalem une forteresse mais la seule présence de Dieu. Cependant, le Créateur ne protégera que ceux qui l'adorent avec innocence et pureté de coeur.
Ps 24:3-6 «Qui pourra monter à la montagne de l'Eternel...à son lieu saint? Celui qui a les mains innocentes et le coeur pur...Il obtiendra la bénédiction de l'Éternel, La miséricorde du Dieu de son salut»

Israël avait compris que ce n'était pas Sion, mais le Dieu de l'alliance qui était leur refuge et leur défense:
Ps 46:1 «Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse»

Jérusalem n'est pas tant la couronne de gloire de Dieu que Yahweh est la gloire et la protection de Sion. La force de Sion comme symbole de refuge et de paix vient uniquement de la présence de Dieu, et c'est dans ce sens, que Sion est identifiée comme la «cité de Dieu», le lieu saint où habite le Très-Haut (Ps 46:4), «la ville du grand roi» (Ps 48:2), «la ville de l'Eternel des armées, la ville de notre Dieu» (Ps 48:9)

Les prophètes n'appellent pas Yahweh le «Dieu de Jérusalem», en opposition avec les coutumes païennes qui font référence à leurs divinités locales ou nationales,
2Rois 1:2-3 «Achazia...fit partir des messagers, et leur dit: Allez, consultez Baal-Zebub, dieu d'Ékron...»
2Rois 18:34«Où sont les dieux de Hamath et d'Arpad...de Sepharvaïm, d'Héna et d'Iwa?»
2Chr 28:23 «Il sacrifia aux dieux de Damas...»


La Bible identifie Jérusalem comme la cité de Yahweh, car c'est Dieu qui choisit la ville et non les hommes qui choisissent le dieu de la ville, comme dans le paganisme. Cela signifie que Dieu reste libre de son choix, et qu'il n'est pas lié inconditionnellement à un territoire ou à une ville.

Es 14:32 «L'Eternel a fondé Sion»
Ps 132:13 «Oui, l'Eternel a choisi Sion, Il l'a désirée pour sa demeure»


Sophonie dit que Dieu aurait toujours un peuple «humble et petit, qui trouvera son refuge dans le nom de l'Eternel. Les restes d'Israël ne commettront point d'iniquité...ils se reposeront, et personne ne les troublera» (Soph 3:12,15)

Jérémie s'est opposé à l'idée que Jérusalem et le temple assurent inconditionnellement la présence de Dieu.

Jér 7:4,12-15 «Ne vous livrez pas à des espérances trompeuses, en disant: C'est ici le temple de l'Eternel...Allez donc au lieu qui m'était consacré à Silo, où j'avais fait autrefois résider mon nom, et voyez comment je l'ai traité. A cause de la méchanceté de mon peuple d'Israël...Puisque je vous ai appelés et que vous n'avez pas répondu, Je traiterai la maison sur laquelle mon nom est invoqué, sur laquelle vous faites reposer votre confiance...de la même manière que j'ai traité Silo; Et je vous rejetterai loin de ma face...»

Nous constatons que le temple de Jérusalem et son culte d'adoration ne signifiaient pas un engagement inconditionnel de la bénédiction divine, et Jérémie le souligne bien.

Jér 7:5-8,23 «Si vous réformez vos voies et vos oeuvres, si vous pratiquez la justice envers les uns et les autres, si vous n'opprimez pas l'étranger, l'orphelin et la veuve, si vous ne répandez pas en ce lieu le sang innocent, et si vous n'allez pas après d'autres dieux, pour votre malheur, alors je vous laisserai demeurer dans ce lieu, dans le pays que j'ai donné à vos pères, d'éternité en éternité. Voici l'ordre que je leur ai donné: Écoutez ma voix et je serai votre Dieu, et vous serez mon peuple»

Ezéchiel a vu Dieu quitter le temple condamné, et devenir le sanctuaire d'Israël durant l'exil babylonien:

Ezéch 11:16,22-24 «Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel: Si je les tiens éloignés parmi les nations, si je les ai dispersés en divers pays, je serai pour eux quelque temps un asile (miqdash - sanctuaire temple ) dans les pays où ils sont venus. La gloire de l'Eternel s'éleva du milieu de la ville, et elle se plaça sur la montagne qui est à l'orient de la ville. L'esprit m'enleva, et me transporta en Chaldée auprès des captifs, en vision par l'esprit de Dieu; et la vision que j'avais eue disparut au-dessus de moi»

Dieu promet d'habiter dans un Israël purifié, avec ceux qui ont reçu un coeur nouveau et un esprit nouveau:

Ez 37:26,27 "Je traiterai avec eux une alliance de paix, et il y aura une alliance éternelle avec eux...je placerai mon sanctuaire au milieu d'eux pour toujours. Ma demeure sera parmi eux, je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple"
Ap 21:3 "Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux"

Cette promesse avec la description du nouveau temple n'est pas d'origine humaine, mais divine. Cela ne se réalisera sur la terre qu'au moment où l'Israël de Dieu sera purifié et que le Messie sera venu vers lui.

Ap 21:3 «Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel: Voici, je prendrai les enfants d'Israël du milieu des nations où ils sont allés, je Jes rassemblerai de toutes parts, et je les ramènerai dans leur pays. Je ferai d'eux une seule nation dans le pays, dans les montagnes d'Israël; ils auront tous un même roi, ils ne formeront plus deux nations, et ne seront plus divisés en deux royaumes...je les purifierai: ils seront mon peuple, et je serai leur Dieu"
Ez 37:21-25 "Mon serviteur David sera leur roi, et ils auront tous un seul pasteur..."


_________________
Ayons cette même pensée; et si vous êtes en quelque point d'un autre avis, Dieu vous éclairera (ou m'éclairera) aussi là-dessus. (Phil 3:15.) septphil@free.fr 

 

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Philippe Septième
 
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 L'Apocalypse de Jean (Adventistes)
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MessagePosté le: Ven Nov 18, 2005 11:58 am
MessageSujet du message: L'Apocalypse de Jean, suite 169 


Bonjour, je vous propose la suite 169,

Dans ce nouveau temple comme lieu de la présence de Dieu il y aura une rivière de vie sortant du temple. Ces aspects forment des liens clairs avec le paradis rétabli dont parle Jean dans l'Apocalypse.

Ez 47:1-12 «Il me ramena vers la porte de la maison, et voici, de l'eau sortait sous le seuil de la maison, à l'orient...Sur le torrent, sur ses bords de chaque côté croîtront toutes sortes d'arbres fruitiers. Leur feuillage ne se flétrira point, et leurs fruits n'auront point de fin, ils mûriront tous les mois, parce que les eaux sortiront du sanctuaire. Leurs fruits serviront de nourriture, et leurs feuilles de remède»

(Cette description est semblable à l'Apo 22:1-2)
Et il me montra un fleuve d'eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l'agneau. Au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie, produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque mois, et dont les feuilles servaient à la guérison des nations»

Ezéchiel décrit la cité nouvelle avec 12 portes, nommées d'après les tribus d'Israël, Ez 48:30-34, qu'on retrouve aussi dans Apoc 21:12, et qui portera le nom symbolique: «Yahweh Shamma - L'Eternel est ici»

Ez 48:35 «Et, dès ce jour, le nom de la ville sera: l'Eternel est ici»

Ezéchiel insiste sur la présence permanente de Yahweh «parmi les Israélites», comme si cette nouvelle Jérusalem allait remplacer le temple en tant que lieu de résidence de Dieu. C'est la présence permanente de Dieu qui caractérise le nouveau temple et la ville nouvelle.

Ez 43:7 «Il me dit: Fils de l'homme, c'est ici le lieu de mon trône, le lieu ou je poserai la plante de mes pieds: j'y habiterai éternellement au milieu des enfants d'Israël...»

LA NOTION DE SION DANS L'ANCIEN-TESTAMENT:

Sion n'est la montagne du temple et de la ville invincible de Dieu que dans la mesure où Dieu est présent.

Ps 46 «Il est un fleuve dont les courants réjouissent la cité de Dieu, Le sanctuaire des demeures du Très-Haut. Dieu est au milieu d'elle: elle n'est point ébranlée...L'Éternel des armées est avec nous...»
Ps 48 «Belle est la colline, joie de toute la terre, la montagne de Sion...c'est la ville du grand roi...»
Ps 76 «Dieu est connu en Juda...en Israël. Sa tente est à Salem, et sa demeure à Sion...»
Ps 87:1,5 «Elle est fondée sur les montagnes saintes...Et c'est le Très-Haut qui l'affermit»
Ps 46:6 «Dieu est au milieu d'elle: elle n'est point ébranlée; Dieu la secourt dès l'aube du matin"
Ps 48:10,15 «O Dieu, nous pensons à ta bonté au milieu de ton temple...Voilà le Dieu qui est notre Dieu."


Sion ou Jérusalem ne sont pas glorifiés dans un sens territorial, mais comme le lieu de résidence de Dieu, et comme l'expérience rédemptrice du culte au travers du sanctuaire lui-même et ses symboles.

Ps 46:2-6«Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse...Il est un fleuve dont les courants réjouissent la cité de Dieu, le sanctuaire des demeures du Très-Haut. Dieu est au milieu d'elle: elle n'est point ébranlée; Dieu la secourt, dès l'aube du matin»

Jérusalem reste la «cité de Dieu» tant qu'elle n'a pas violé l'alliance avec Dieu et que «Dieu est au milieu d'elle», et c'est cette présence de Dieu qui lui donne toute sa signification, et sans cela, elle n'est rien.

Ps 46:6 «Dieu est au milieu d'elle: elle n'est point ébranlée: Dieu la secourt dès l'aube du matin»
Ps 48:4 «Dieu dans ses palais est connu pour une haute retraite»
Ps 76:2,3 «Dieu est connu en Juda...en Israël. Sa tente est à Salem, et sa demeure à Sion»


C'est dans la perspective de l'espérance messianique, avec le royaume messianique et le paradis retrouvé, avec une «rivière et un cours d'eau abondant» que la bible décrit déjà maintenant, en termes d'avenir, la Jérusalem actuelle.

Ps 46:5 «Il est un fleuve dont les courants réjouissent la cité de Dieu, le sanctuaire des demeures du Très-Haut»
Es 51:3,11,16 «l'Eternel a pitié de Sion...de toutes ses ruines; Il rendra son désert semblable a un Eden...les rachetés de l'Éternel retourneront. Ils iront a Sion avec chants de triomphe, et une joie éternelle couronnera leur tête...Pour étendre de nouveaux cieux et fonder une nouvelle terre. Et pour dire à Sion: Tu es mon peuple!»

Joël 3:16-18 «De Sion...De Jérusalem Dieu fait entendre sa voix; Les cieux et la terre sont ébranlés. Mais l'Éternel est un refuge pour son peuple...Et vous saurez que je suis l'Eternel, votre Dieu, Résidant à Sion, ma sainte montagne. Jérusalem sera sainte, et les étrangers n'y passeront plus. En ce temps-là...Une source sortira aussi de la maison de l'Eternel, et arrosera la vallée de Sittim»

Ez 47:1-12 "Il me ramena vers la porte de la maison. Et voici, de l'eau sortait sous le seuil de la maison...c'était un torrent que je ne pouvais traverser, car l'eau était si profonde qu'il fallait y nager...Sur le torrent, sur ses bords de chaque côté, croîtront toutes sortes d'arbres fruitiers. Leur feuillage ne se flétrira point, et leurs fruits n'auront point de fin. Ils mûriront tous les mois parce que les eaux sortiront du sanctuaire. Leurs fruits serviront de nourriture, et leurs feuilles de remède»
Zach 14:12 «En ce jour-là, des eaux vives sortiront de Jérusalem...»


Pour Dieu, Sion et Jérusalem deviennent le centre spirituel et mondial de «l'Israël de Dieu», de tous les Israélites et des Gentils, et ainsi Jérusalem est considérée comme la mère de ses enfants spirituels.

Ps 87 «L'Éternel aime les portes de Sion...Des choses glorieuses ont été dites sur toi, Ville de Dieu! - Je proclame l'Egypte et Babylone parmi ceux qui me connaissent: Voici, le pays des Philistins, Tyr avec l'Ethiopie: C'est dans Sion qu'ils sont nés et de Sion il est dit: Tous y sont nés...C'est là qu'ils sont nés»
Ap 14:1 «Je regardai, et voici, l'agneau se tenait sur la montagne de Sion, et avec lui cent quarante-quatre mille personnes qui avaient son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts.»

LA NOTION DE SION DANS ESAIE:

Pour Esaïe «Sion» comme capitale politique peut être détruite, et comme sainte cité de Dieu elle est inébranlable.

Es 3:8 «Jérusalem chancelle et Juda s'écroule parce que leurs paroles et leurs oeuvres sont contre l'Éternel...»
Es 2:2,3 "Il arrivera, dans la suite des temps que la montagne de la maison de l'Éternel sera fondée sur le sommet des montagnes, qu'elle s'élèvera par-dessus les collines, et que toutes les nations y afflueront. Des peuples s'y rendront en foule, et diront: Venez, et montons à la montagne de l'Éternel...»
Es 4:4-6 «Après que le Seigneur aura lavé les ordures des filles de Sion et purifié Jérusalem du sang qui est au milieu d'elle, par le souffle de la justice et par le souffle de la destruction. L'Éternel établira, sur toute l'étendue de la montagne de Sion et sur ses lieux d'assemblées une nuée fumante pendant le jour et un feu de flammes